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souvenirs, souvenirs

QUINTET DE CORDEE ACCORDE

 chronique d'un périple pyrénnéen ( juin 2003 )

 1er épisode: L'euphorie du départ

Début de l’expédition. Nous partons vers l’inconnu. Les bagages débordent.Après deux heures de voyage, nous culminons toujours à environ 50m d’altitude. la progression est lente , l’air ne s’est pas encore raréfié mais prévoyant nous avons préparé les masques à oxygène. le moral et la détermination sont nos points forts et nous y croyons. Nous arrivons au premier camp de base ( une aire d’autoroute)  premier ravitaillement. La route est encore longue, Nicolas est soucieux, aborderons-nous la montagne par la face sud ou la face nord. le choix n’est pas encore fait. SI ! ! car Titi ,déjà aguerrie, va pratiquer sa énième ascension. Elle a tout quantifié, organisé, minuté, chaque détail est répertorié, indiqué sur le plan « troisième chêne après l’église bifurquer sur la départementale...........après avoir dépassé les trois cyclistes, faire encore cent mètres et tourner à gauche.... » Un régal ! ! ! Malgré tout, la route reste dangereuse et c’est avec impuissance que nous assistons à un massacre qui laisse cinq orphelins sur le bord de la route. D’un côté Nicolas est prêt à faire demi tour pour ramasser la pauvre mère écrasée, histoire d’améliorer le prochain repas et de l’autre côté Titi, Momo et Marie , mères poules seraient prêtes à recueillir les petits. Mais c’est tranché , nous ne nous arrêterons pas, la mission est trop importante. Tout le monde guette les premiers contreforts des Pyrénées, mais rattrapés par la nuit nous n’aurons pas la chance de les apercevoir . Le moral est en "Berne" bien que nous ne soyons pas dans les Alpes, allez courage.

Episode 2: Recharge des batteries

Nous avons enfin rejoins le deuxième camp de base. Après avoir rendu une petite visite dans la bergerie à nos amis les bêtes, nous allons goûter un premier repos mérité. Chacun a du mal à trouver le sommeil et c’est grâce à l’intervention de Didier, à ses talents de conteur que tout le monde va sombrer dans une profonde léthargie. Il est vrai que le dépaysement est dur à supporter et son imitation du phare de Chassiron est d’un tel réalisme que chacun reste sans voix. Ho ! combien de marins, combien de capitaines qui sont partis joyeux vers des montagnes lointaines......ron pshiiiiii rooonnnnnnn pshiiiiiiiiiiiiii.

 

Episode 3: Le plat de résistance... l'ascension

Titi jette un œil par la fenêtre et vérifie. Grand sourire, elles sont bien là. Nous sommes cernés par la montagne.  Petit dej sous un grand soleil, montage des tentes. Jacky vient de nous rejoindre il sera l’animateur de l’expédition. La première ascension débute sous le soleil. La progression est lente et la voiture donne des signes de fatigue. De route goudronnée nous passons au chemin caillouteux. Enfin le paradis sur terre, nous sommes entourés de vaches aux cloches sonnantes, brebis et chevaux en liberté. Le maître des lieux nous accueille, Félix le Berger. Le contact se fait au bruit des verres de pineau qui s’entrechoquent. De retour au camp de base nous allons chez même et pépé pour un café - salade de fruits - gâteaux - concert , re-salade de fruits, re gâteaux . De peur de ne pas avoir repris assez de forces, nous repartons avec une méga-poche de chocolatines de mémé...... La soirée se rapproche et nous filons sur Alos ou doit se dérouler le concert et le bal. Premiers contacts avec nos amis basques, réglages sons, revue de morceaux. Comment va réagir l ‘assistance ? Arrivée de Dedeuf et Marie-Christine . Les organisateurs sont septiques devant un « quintet » à six qui va se produire à quatre ! ! ! ! cherchez l’erreur. Nous assistons à une production de l’école de musique (très sympa) et à l’entracte au cours d’une dégustation de pastex (spécialité du coin)....... arrive le cinquième larron Petit Pierre et sa famille. Pas croyable , un quintet à cinq ça existe ! ! !. Concert devant une nombreuse assistance qui apprécie la prestation sous une avalanche d’applaudissements ( il fallait que je la place cette avalanche , c’est la montagne quoi !. Puis vient le bal ou chacun échange ses pas de danse ( Jacky lui aussi pratique les échanges mais surtout il échange son troisième tee-shirt. Tard dans la nuit nous regagnons nos logis toilés. Orages et pluie drue accompagnent notre nuit.

 le camp de base

Episode 4: C'est la fêêêteuuuu, la fêêêteuuuu.....

 

Au matin Titi à nouveau sort la tête et là pas sourire ! temps gris et brouillard. Il n’y aura pas d’ascension aujourd’hui, trop risqué. Qu’a cela ne tienne nous allons nous venger sur le petit dej. Nicolas, lui habituellement si matinal n’émerge pas du sommeil réparateur et nous pensons que seul la gégéne à 24 volts va lui redonner du tonus . Je crois que nous aurions du nous contenter du 12 volts car il n’arrête plus. Retour à Alos ou Nicolas toujours aussi électrisé entonne son « ya trois heures que j’ai pas mangé, il est grand temps de se mettre à table.......... ». Repas typiquement basco-charentais, huîtres au graton, piperade, fromage de brebis et suprême récompense le gâteau basque aux cerises. Et l’après-midi se termine en chansons, danses et échanges de vue. Le soir nous nous retrouvons une vingtaine devant un repas improvisé . Une autre expédition ( motard team) s’est installée dans le camp . Qui atteindra le sommet le premier ? préparation de la salade composée. Jacky aide et dans la fougue du moment, il mélange, mélange, même les reste des motards qui ne peuvent que constater les restes de leurs restes ! veillée très animée ou même Michel nous enchante avec son histoire de P.A.P.I. (on vous racontera) le tout arrosé de champagne Jackilien. Marie- France depuis deux jours a des difficultés à respirer . Est-ce l’altitude, l’émotion, non tout simplement l’asthme. Sera -t-elle de l’expédition ? Demain dernière ascension, et chacun de regagner son mobil - home de toile « sweet Tome my sweet Tome des montagnes ! ! » l’esprit déjà tourné vers la journée de lundi.

Episode 5: dernier échange

TARDETS CAMP DE BASE LUNDI 08 JUIN 2003 08H00

Effervescence, le camp fourmille d’activité petit dej, toilette, démontage des toiles, rangement dans les voitures. Après une dernière visite chez la propriétaire des lieux, un ravitaillement au marché de Tardets et c’est l’ascension. Après quelques soucis, mon sherpa diesel ayant remontré des signes de fatigue dans la montée , à nouveau c’est le paradis. Félix a déjà préparé le feu, à 900 m d’altitude le beau temps est de la partie ; sangria huîtres, grillades c’est la fête. Saoulés par trois journées de fête, des siestes s’improvisent. Devant un public de plus de 800 bêtes, le Quintet exécute son concert pastoral.... EXCEPTIONNEL ! ! la journée tire à sa fin et c’est triste mais heureux que nous quittons Félix et ses bêtes ; nous garderons le souvenir et la fierté d’avoir participé à l’expédition AUSQUI 2003.

La bergerie de Felix

FELIX  le berger et Marie (extrait de la scène de la crèche)

 Le concert

Après le " boeuf " place aux cochons

 

C’était un reportage de « Musiciens sans frontières »

avec l’aimable participation de Félix dans le rôle du berger

Michel et son épouse, organisateurs et logisticiens de la rencontre.

Françoise et Baptiste propriétaires du camps de base (à connaître)

Mémé gâteaux à l’approvisionnement

Jacky animateur et garant du moral du groupe

les « hells angels de la Soule » dans le rôle des motards dépouillés

le quintet de montagnards et sa compagnie, aventuriers d’un week-end.

 


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